Balades de FleePee





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Ultimate OffRoad Ride 2017
Du 1 au 6 Juin 2017...




Jour 3:

Que l'Aventure Continue!




    Ambiance très très humide ce matin...
Et les bouchons d'oreille, c'est vraiment bien!
Il paraît qu'il a plu dans la nuit, pourtant très sensible au bruit, je ne me suis rendu compte de rien...
Contrairement à Bouste; les sardines de sa tente n'ont pas résisté au vent, la pluie a ruisselé à l'intérieur, sa nuit fut humide...

Tout le monde s'affaire à plier bagages...
Ce soir, on campe chez Pépé en Espagne, c'est un peu le début de la fin!


         

         

         

    
    7h45, je suis sur la bécane, prêt à partir.
Bouste et Nico se mettent en marche, je m'enquille derrière eux, pensant que le reste des Africas va nous suivre.
On poursuit sur la trace qui conduit au lieu de bivouac initialement prévu, retrouve Toukbal qui roulait seul...



    Nous sommes donc désormais un groupe de quatre, les autres ne sont finalement pas partis derrière nous...
On file bon train à travers les vignes et les collines, le ciel se dégage mais on n'a pas vraiment le loisir d'admirer les paysages que l'on traverse.
Heureusement, parfois on s'arrête pour le faire!

    

    On enchaîne les pistes et liaisons dans une régalade permanente!
Collines recouvertes de maquis, de pinède, de vignes, panoramas splendides... on s'en met plein les yeux, plein les pneus, plein les narines, surtout pour ce qui est de la poussière!

         

          

          

          


    Que du plaisir!!
Seul point noir, au bout de quelques heures mon épaule droite commence à me faire bien souffrir... autant la gauche, aux tendons abîmés lors d'une ancienne chute avec le XR, ne me gène pas du tout à la conduite, autant la droite, censée être saine, me fait mal à chaque fois que je force en position debout, que ce soit pour me maintenir lors des freinages, ou lors des accélérations en montée. Je profite d'une pause pour le signaler; je ne peux vraiment pas continuer à rouler au même rythme.
    Je ne veux pas imposer le mien, alors je propose à mes compagnons du jour qu'ils partent devant pour rouler comme bon leur semble, je suis habitué à rouler seul, sans prendre de risque inconsidéré.
Finalement, Bouste propose d'ouvrir la marche, Toukbal ayant tendance à rouler à un rythme plus élevé que lui lorsqu'il est devant.
Merci encore d'avoir accepté de vous adapter!

    On arrive au bord du lac de Caramany pour se faire la pause casse-croûte, on n'est pas les seuls à le faire...
Il fait de nouveau soleil et chaud, alors même si on doit se reprendre la flotte ce soir, autant faire sécher les affaires pliées et chargées trempées le matin!



    

    Bouste consulte son téléphone...
Et nous apprend que Blessdom a eu un accident... de la route!
La journée avait bien commencée pour eux: après à peine 5 km, Blessdom a crevé... réparation...



    Un bout de piste plus loin, le groupe roule sur une route très étroite, et Blessdom ne peut éviter le contact avec un petit utilitaire... peut-être manquait-il de soleil, il a donc décidé de s'en faire un pour lui tout seul...
Moto HS, carter gauche éclaté... pare-carter arraché, mais il lui a certainement protégé la jambe, car il s'en tire bienheureusement "que" bien contusionné... merci aux genouillères, bottes, casque et dorsale!
Fichtre! Encore un de plus en moins!

    

    Dépités que l'aventure s'arrête ainsi pour lui, on termine notre pause, charge les bécanes, et c'est reparti, après un petit caoua...


    Au fur et à mesure que l'on progresse vers le relief, le ciel se couvre, mais rouler dans ces coins procure un énorme plaisir: qu'est-ce que c'est beau!
On se fait une pause une fois arrivé sur le plateau, dans le chaos granitique au-dessus de Sournia.

        



    Mis à part ces putains de saignées faites pour limiter l'érosion des pistes et dont je ne me souviens pas de l'appellation, que l'on trouve tous les 50 ou 100 mètres et qui mettent à mal mon épaule, rouler ici est fantastique!
Je sais, je me répète... mais que dire d'autre?!

         

        

        

        


    On se prépare cependant à se faire rincer aujourd'hui encore, les nuages sur le massif du Canigou laissent présager un temps de chien...

    

    Sans surprise, on est obligé de s'arrêter sous la protection de la ramure des arbres en cours de montée vers un col pour s'équiper pour la pluie qui tombe en trombe!
L'enfer sur la piste sous le déluge diluvien, les yeux me brûlent comme si l'eau était chlorée... je roule calmos tant je ne vois rien, évitant les zones où l'eau boueuse ruisselant masque trous et pierres...
Bouste et Nico sont devant, Olivier m'attend après une bifurcation et on termine d'arpenter cette piste tous les deux.
Il tombe des hallebardes géantes sur nos armures synthétiques...

         

    Retour sur le bitume peu avant d'arriver à Amélie-les-Bains, la pluie s'est enfin interrompue...
Juste avant une épingle, Olivier perd l'arrière, sa bécane fait des étincelles en effectuant sans conséquence un joli 360 au sol.
On se fait une pause sur un trottoir à l'entrée de la ville pour prendre du liquide, comme si on n'en avait pas assez eu après la pluie! On en profite pour se remettre de cet enfer et enlever les vêtements étanches...
Pour les enfiler de nouveau juste après, car au moment de repartir de grosses gouttasses tombent...

    Et on a bien fait, car on parcourt le dernier tronçon de piste et on arrive chez Pépé sous un orage dantesque!
Je pose la moto sans rien décharger, aucune envie de faire quoi que ce soit d'autre dans ces conditions... je vais vite me mettre à l'abri pour me déshabiller un peu et récupèrer ma bière de bienvenue. Ouf!
On n'est pas les seuls à s'en être pris plein la gueule...

         

    
Hmmmm! Le bon jus de chaussette!!


    Que c'est confortable d'être à l'abri!
Même si je me pèle, portant en haut uniquement un T-shirt très léger, celui que j'enfile sous le gilet de protection...
Toukbal vient me dire que Pépé est d'accord pour que quelques-uns dorment sur les banquettes à l'intérieur... pourquoi pas?
C'est ce que je me dis sur le moment...
    Mais après le repas et ses délicieuses grillades, il ne pleut plus... un peu challumé, je pars à la frontale planter la tente plutôt que de transférer mes affaires à l'intérieur du bar, et pouvoir aller dormir même si d'autres veulent continuer à festoyer.
Je peux enfin me débarrasser de l'équipement tout-terrain que je porte encore... bottes, genouillères, short de protection et pantalon enduro...  de quoi passer une fin de soirée confortable!
    Et faire avec Loïc l'apologie enthousiaste de l'Africa en version DCT à nos voisins de table...
Que l'on nous pardonne, ce n'est pas de notre faute: c'est juste indéniablement une machine fantastique!
Et si Blessdom avait été présent, on vous aurait sans nul doute encore plus pris le chou avec nos commentaires élogieux!
J'ai déjà dit ce que j'en pensais, je ne vais pas recommencer ici...

Bla-bla-bla, chin-chin, glou-glou-glou, hi-hi-hi, ha-ha-ha, ooohhh!
La fin de soirée est pleine d'onomatopées...


Distance parcourue: 252,7 km
Durée du parcours: 11h (données GPS)


VIVEMENT DEMAIN!
Mais en même temps, c'est triste...
Ce sera le dernier jour de l'Ultimate Offroad Ride 2017...


        
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