Balades de FleePee





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French Adventure Trail Tour 2017
Du 3 au 9 Septembre 2017...




Deuxième Jour...

    "Le jour se lève à peine, je suis déjà debout, et déjà je promène une lame sur mes joues..."
Oh, Francis! Sors de ma tête!
Je reprends...

    Donc, le jour se lève à peine, je ne suis pas encore debout, il n'est pas question que je promène une lame sur mes joues, il y a bien le café qui fume, pas d'ascenseur qui m'attend, mais le moteur que j'allumerai m'aidera effectivement à prendre lentement ma place dans le trafic. Je ne parle bien sûr pas d'un fourgon français, je parle du trafic des pistes du jour...
    En ce premier bivouac de la F.A.T.T. pour moi, habitué que je suis à être autonome car souvent seul sur mes bivouacs, j'installe de suite le réchaud à l'entrée de la tente pour lancer un premier café alors que je suis encore dans mon sac de couchage... je peux commencer à m'activer pendant qu'il se prépare.
    J'ai passé une petit nuit de sommeil, je suis au ralenti, mais heureusement, le programme du jour est court et je peux donc prendre un peu mon temps... je ne suis pas très sociable au réveil, il me faut toujours un moment pour que mes pensées s'ouvrent sur l'extérieur...

   

    Au troisième café, je commence à pouvoir aller vers les autres...
François et Denis font tourner leur cafetière italienne à donf...
Diantre! C'est vraiment le luxe l'assistance 4x4!!
    J'ai oublié de préciser que nous avons un compagnon de plus depuis hier soir, puisque François est parti récupérer à la gare Lomdelyon/Cunette pour que Denis ait un copilote photographe...

On s'élance sur les pistes et les petites routes sous un soleil radieux...
Ah la vache! Quelle belle journée qui s'annonce!



    On se regroupe et se fait une pause sur un pont avant de se regrouper et faire une pause à peine un peu plus loin, à une croisée de chemins pendant que Bro7 part repérer si la montée d'après peut passer en 4x4...
Il paraît qu'elle n'est pas facile, du coup j'appréhende un peu et me renseigne auprès du maître de cérémonie... parce que déjà, quand Bro7 te dit "C'est du roulant!", faut se méfier, mais quand il te dit "C'est pas facile, mais ça passe...", ben... faut se méfier encore un peu plus!

       



    Bon... en moto, on peut apparemment y aller, alors on y va!
J'aurais mieux fait de ne rien chercher à savoir, car du coup je roule crispé, je n'ose pas, je suis tout en retenue.
C'est très désagréable. Et puis je ne roule pas avec un étron, c'est surtout désormais mon seul véhicule, il est donc hors de question de le casser. Et encore moins de me faire mal, bien sûr!
    Je suis Dudu, entendez par là que je roule derrière lui, car je suis FleePee et mon ombre me suit.
Mais aussi, je pense, donc je suis...
Cela me plaît de constater qu'il en est de même lorsque je panse une plaie: lorsque je panse, j'essuie.
Sinon ça colle au pansement... faut y penser avant de panser!
    J'avais fais gamin la blague à ma mère, alors qu'elle m'avait demandé d'essuyer la vaisselle qu'elle venait de laver.
Au bout de cinq minutes pendant lesquelles je faisais mine d'intensément réfléchir devant l'égouttoir surchargé, elle m'avait dit:
- "Ben alors? Qu'est-ce que tu attends?"
- "Je pense, donc j'essuie..."
Arf, arf, j'en ris encore...

    Je roule donc derrière Dudu, je vais l'écrire comme ça, ça évitera de disgresser, et il n'y a rien de spécial à signaler au début, bien que la piste ne soit pas vraiment du billard... je surveille le terrain en me demandant en permanence derrière quel virage la difficulté va arriver...

         

    Et puis, tout en descendant dans une cuvette, je vois la piste remonter à droite dans la végétation, avec une bonne pente et de grosses caillasses... ça doit être là, le truc à passer, ça ressemble assez bien à la description faite...
Je ralentis pour laisser plus de distance entre Dudu et moi, car je n'aime pas rouler sur mes camarades s'ils se retrouvent au sol... ça ne m'est jamais arrivé, mais bizarrement, je n'ai aucune envie d'en faire l'expérience.
    Je m'élance dans la montée, quasiment sans élan, ni caribou ou orignal, d'ailleurs; on n'en trouve pas dans ces contrées.
Je veux recouper la piste pour éviter des branches et une ornière, mais je n'arrive pas à remettre la bécane suffisamment vite dans le sens de la montée pour ne pas sortir de la piste... je vois quelques gros blocs ressortir du sol, je coupe les gaz, et donc m'arrête dans un petit buisson et la caillasse du bord de piste, en pleine montée...
Et merde!

    

    Je tente de repartir, mais dans la pierrasse et la pente, je manque de me vautrer comme une bouse molle.
En prenant un peu de recul, je pourrais me relancer dans la montée en coupant la piste. Ce n'est pas que ce soit très raide, mais la motricité avec un engin de 250 kilos est nulle sur ce sol... Les roues enfoncées dans la pierrasse, je ne peux même pas béquiller et descendre de la bécane, mes bottes ripent sur les pierres maousses qui roulent et n'amassent pas mousse...
    Bro7 et Maxou sont à la rescousse, je me laisse aller au confort de leur aide. Ils maintiennent la moto pendant que je me laisse glisser en arrière... je me replace pour ne pas me faire emboucaner et prendre un peu plus d'élan. Et pourtant, l'élan boucané est très riche en protéines...
J'en aurais bien besoin, je ne mange pas le matin, même si je me suis un peu forcé aujourd'hui!

    

    C'est reparti!
ça tabasse, je zigzague un peu sur la piste, le Traction Control laissé en position la plus faible se déclenche souvent, mais je finis par atteindre le sommet de la montée et rejoindre les collègues... Ahhhh... ouf!
- "ça a été Philippe?, dit Dudu...
- "Ben... j'ai fait un stop!"

         

        


    
    Le reste du groupe suit...
Plus loin, on squatte l'ombre de deux arbres, les 4x4 sont avec nous, Maxou bricole la fixation de son silencieux un peu bruyant... sa plaque d'immatriculation s'est fait la malle hier, il roule incognito, bien que sa brêle soit unique...

         

    On se fait ensuite une magnifique piste qui descend vers les gorges de la Dourbie.
On s'en prend plein les yeux, c'est un site incroyable de beauté!
Je connaissais depuis la route qui y serpente au fond, mais de haut et sur la piste, que c'est beau!!
Manque de bol, j'ai la caméra en charge dans mon sac à dos, je demande à Jo qui est juste devant s'il filme.
Quelques centaines de mètres plus loin, il ralentit, jusqu'à s'arrêter: crevaison de la roue arrière...
    Il poursuit jusqu'à une zone d'ombre juste avant de retomber sur le bitume, bien plus confortable pour la réparation; aux environs de midi en plein soleil, ça cogne!
    Je fais demi-tour avec l'intention de remonter le chemin et de le reprendre en filmant, mais le 4x4 de François est arrivé et bouche la piste. Je ne veux pas faire mon pénible, alors je reste là, à faire de la figuration.
On est nombreux, on se croirait sur un chantier de la DDE!

         

     

    Un beau et long clou s'est planté dans le pneu de Jo!
Encore un coup des randonneurs, puisque, c'est bien connu, ils en balancent souvent sur les pistes, car à la ville comme à la campagne, les piétons sont très disciplinés et ne traversent QUE sur les clous...
Les randonneurs, c'est bien tous de gros pédestres!
Et les randonneurs de leçons, c'est pire encore...

    On repart et on arrive à une jolie petite église au milieu de quelques bâtiments en ruine.
- "C'est grosse ou petite pause, ici?", m'enquiers-je, pour savoir jusqu'où je peux me débarrasser de mon équipement...
"Ben... c'est le bivouac, ici..."
- "Ah ouais?... c'est d'enfer!"

              

         



    Tu m'étonnes, l'endroit est parfait: de l'herbe et un sol plat, et un point d'eau bienvenu!
On mange tranquillement, et puis, plutôt que de repartir rouler ou de s'installer, on décide d'aller se faire la balade à pied vers un belvédère tout proche. Tous sauf Jo, qui va garder nos affaires éparpillées et aboiera si un malotru s'approche...
    Mais je suppose qu'il a dit ça pour nous faire marcher, alors c'est ce que l'on part faire pour parfaire cette belle journée, pas trop crevante... oui, sauf pour le pneu de Jo...
Tiens, c'est pas con... tant que j'y pense et puisque je vais randonner un peu à pied, je prends quelques clous avec moi pour pouvoir traverser les pistes en toute sécurité...

    Arrivés au belvédère, on s'esbaudit tous devant la vue qui s'offre à nous...
On passe au retour par le "champignon préhistorique", que l'on mitraille, sous la surveillance d'un couple de vautours.
Je suis mort mais n'ai que peu utilisé le robinet au bivouac, donc je ne suis pas propre et l'expression est à prendre au figuré, tant pis pour les vautours!

        

    

         

    Retour au bivouac, on installe enfin notre camp, car maintenant qu'il y a moins de gros pédestres dans le coin, on sera plus discret quant à nos intentions...
Pierre/Pierrot/Lom2Lyon/Cunette gère les soucis de GPS et d'ordi, sort le rhum... ou comment se rendre indispensable!
Apéro et repas du soir, bonsoir...
Le ciel s'est couvert, mais la Lune veille... qu'est-ce qu'on est bien, ici!

   

   


VIVEMENT DEMAIN!
F.A.T.T.: Faire Attention en Tout Terrain!
 
        
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