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Road Trip Père & Fils...
6-16 Juillet 2017

Le Retour!


     

    On avait donc évité de se prendre trop de pluie sur le trajet vers chez Papi, mais cela ne veut pas dire qu'on a eu beau temps ensuite!
Alors qu'on est tout près des lacs, du bassin et de l'Océan, on n'est pas allé une seule fois se baigner! Pfff...
En plus, Tati et cousin/cousines ont été malades à tour de rôle, ce qui n'a pas facilité les sorties!
    Mais on a pu profiter d'être ensemble, ce qui était le principal, jongler avec les averses, et réussi à faire que les gremlins se défoulent, avec parfois de belles éclaircies fugaces!

         

    Vu que la météo faisait que j'ai couru un peu moins que d'habitude, j'ai aussi pu rencontrer et passer un peu de temps avec Zoom33, un membre du forum Terre et Bitume qui habite le coin. C'était bien sympa d'échanger des mots et des sourires à la place des messages et émoticônes habituels!

    Et puis quatre jours plus tard, on est tous parti chez l'autre Tati, à l'Océan, fêter tous ensemble et par anticipation l'anniversaire de Loris... on n'a pas eu meilleur temps là-bas, autant le dire de suite, mais tout de même, après la canicule marseillaise et celle subie lors du trajet aller, ce n'était pas vraiment désagréable d'avoir à porter une petite laine...

         

    Certes, on a encore jonglé avec les nuages, mais ils ne nous ont pas empêché de profiter de ces belles plages et de ces belles vagues! (enfin... tout juste suffisantes en taille et force à mon goût!)

         

    Deux incidents à noter, toutefois...
1: la chatte des voisins, très belle, joueuse et câline, s'est mis en tête d'explorer et d'escalader la  toile intérieure de ma tente plantée dans le jardin... elle a donc fait des trous avec ses griffes de partout!!
Mais comment gronder la mimine toute mimi, surtout que je ne l'ai pas vue faire...



2: alors que je glisse dans l'écume d'une vague en body surf, c'est-à-dire que je surfe une vague avec mon corps, sans cependant utiliser de dérive puisque je porte un maillot, je me suis fait percuter violemment par une belge débutante en morey (body board), l'utilisant sans palmes...
Sur le coup, je suis resté 2 bonnes minutes agenouillé dans l'eau en me tenant l'épaule tant la douleur m'a séché!
    Cela fait d'ailleurs un bail que je ne supporte plus l'ambiance sur ces plages...
Très peu de zones de baignade surveillée, des surfers et écoles de surf partout ailleurs, des sauveteurs qui sont désormais des CRS bornés (pompiers auparavant), qui patrouillent en permanence en véhicule et te virent de l'eau avec autorité dès que tu n'es pas dans une de ces zones, tout ça parce que les touristes ne savent pas se baigner dans l'océan et se noient si on les laisse faire!

    Arrivés le mercredi, on file vite le vendredi matin se prendre notre dernier bain dans les vagues, avant d'entamer la route du retour... déjà?! C'est vraiment trop court et vraiment trop injuste!
Trop injuste, parce que c'est bien sûr le jour de notre départ que la météo s'arrange!
Bon, en même temps, on va faire la route avec le soleil, ce n'est pas si mal que ça!
On s'arrête chez un vieux pote dans la campagne bordelaise, pour y manger à midi, ce qui n'était pas prévu mais très sympa!
Loris, bien KO, se tape une bonne sieste avant qu'on ne reprenne la route.

    

     Oui, on repart, parce qu'il faut bien que nous avancions un peu: on a plus de 700 bornes à faire, en passant par les petites routes... j'adore vraiment la région de l'Entre-Deux-Mers, entre Garonne et Dordogne, et ses départementales qui virevoltent dans les collines vertes, boisées ou couvertes de vignobles...
    On atteint Cancon, et comme l'année dernière, on se pose au camping au bord du lac.
D'un côté, la colline et sa forêt
pour planter la tente bordée de champs immenses, de l'autre, le resto/bar et sa terrasse, sa piscine. Le lac au milieu, donc, avec ses canards et cygnes pas du tout cabalistiques...
    Une bonne adresse, très paisible, de plus très éloignée du tumulte des célébrations de la fête nationale... 
Et puis, vu que j'étais à Nice l'année dernière pour le 14 juillet, je dois dire qu'avec ces souvenirs, je ne suis pas enclin à fêter un truc ce soir...
    Mais j'ai droit à un très bon petit concert en plein air, et un feu d'artifice qui pétouille au loin, que j'observe alors que Loris est couché, sous une voûte étoilée majestueuse à l'orée de la forêt... que c'est bon de
regarder le ciel sans être gêné par la pollution lumineuse!

         

    



Petit déjeuné au soleil, et on est reparti!!




    On se fait la vallée du Lot, avec arrêt sandwichs et éclairs au chocolat à Cajarc à l'ombre au bord du Lot, histoire de célébrer de nouveau l'anniversaire de Loris, car c'est véritablement aujourd'hui qu'il fait ses neuf ans!!

    Pour la suite, j'ai l'intention de prendre la direction de Millau, puis de filer vers les gorges de la Jonte ou celles de la Dourbie, je verrai bien une fois sur place où j'irai...
Chemin faisant, je double véhicules et bus d'équipes cyclistes bien connues... je me demande ce qu'ils foutent là, alors que j'ai cru comprendre que le Tour
d'oeuf rance est arrivé à Paris... Alors que l'on s'approche de La Primaube, l'entrée de la ville est fermée... pour cause de tour... c'est le tour féminin qui prend le relais?
Moi pas comprendre... j'ai pourtant aperçu en une d'un journal: "Arrivée en fanfare!"
    Demi-tour, je file vers l'est par de toutes petites routes.
Au fur et à mesure que j'avance, les bas-côtés sont complètement encombrés de véhicules stationnés en vrac, des piétons arpentent le bitume, le tout sur plusieurs kilomètres! J'espère ne pas croiser de bagnole parce que justement, il serait impossible de se croiser!!
Qu'est-ce que c'est que ce foutoir!!
    Je finis par arriver au-dessus de la route principale sans faire de tour de passe-passe, juste au moment où la caravane du tour passe...
J'hallucine, maugrée, râle et peste, parce qu'ils me font bien chier à passer sur MA route!!
Comment se fait-il que personne ne les ait prévenus que le roi de la route passait par là?!
Inadmissible!
Tout le monde à l'air d'être content d'être là, mais moi, vraiment pas!!

    Je tente de trouver un moyen de poursuivre vers l'Est,
mais après avoir perdu 45 minutes à le faire, j'abandonne et file sur Rodez pour rejoindre Séverac-le-Château, puis Le Massegros...
Ouf!
Le Massegros, c'est tout petit tout mignon, je refais les réserves d'eau à sa source d'eau fraîche, une pause goûter, et je constate que mes pneus commencent vraiment à fatiguer...



    J'étais plus que partant pour bivouaquer, mais Loris beaucoup moins; lui a envie de camping...
C'est son anniversaire, je descends donc vers les Gorges du Tarn pour le satisfaire, je trouverai bien notre bonheur vers là-bas...
Sauf que les quatre camping où je m'arrête entre Les Vignes et La Malène sont complets!
Pas moyen d'avoir ne serait-ce qu'un petit recoin pour y planter ma petite tente!
    Alors je dis à Loris qu'on va aller bivouaquer sur le plateau, et on retourne vers Les Vignes.
Il est un peu dépité, mais alors que l'on traverse le Tarn, je vois un panneau indiquant un camping...
Et merde! Complet lui aussi!
    Mais cette fois-ci, la femme qui me reçoit à l'accueil fait l'effort de trouver une solution: je peux planter la tente devant un mobile-home dont les proprios sont absents!
You-hou!
Pendant que je monte le camp, Loris file à la piscine, s'y fait un copain...

    

    Repas, Loris retrouve son pote pour jouer, et puis Dodo!
Le lendemain matin, il est super motivé pour rentrer à la maison, et vers 9h30, on est donc déjà prêt au départ...
On file dans la montée vers Saint-Pierre-des-Tripiers... que c'est beau tout ces coins!

    

    Une petite pause à l'écart sur un chemin, puis au Vigan pour manger, avec 12° d'écart de température entre les deux endroits; on passe de 23° à un étouffant 35° en quelques kilomètres...
Et Loris qui me fatigue, qui veut que l'on roule encore et toujours, alors que je me ferais bien une bonne grosse halte en bord de rivière pour attendre que la température baisse!

         



    Après une simple pause sur l'autoroute que l'on récupère à Nîmes, on arrive à Marseille à 15h30 à peine!
On n'a pas chômé!
Il fait très chaud, c'est peu de le dire!






    Quel plaisir de partager un trip comme celui-là avec le fiston!
J'aurais aimé pouvoir investir dans un système de communication pilote/passager avant de partir;, ça manque de ne pas pouvoir se parler et se comprendre en roulant, mais je n'avais pas le budget... avec un adulte en passager, on a au moins les têtes grosso modo à la même hauteur, la distance oreille/bouche est plus faible.
    De plus, le casque de Loris est un intégral, et il n'ouvre jamais sa visière lorsqu'il me parle...
A un moment, alors qu'il me semble l'entendre crier, je me tasse et tourne un peu la tête vers lui pour tenter de le comprendre, et j'entends:

- "Smoooke anndeu ouateur, failleur in deu sca-aillzz, Tadan dadan tada Daann...
Smoooke anndeu ouaaateur...... Taan Taan Taaan, Tan dan Tadaaann, Taan Taan Daaaann Tan Taaaan!"

    J'étais mort de rire!
Il n'arrête pas de chanter à moto, ça m'éclate!
Même quand je roule à un rythme plus soutenu que celui d'un mode balade du papa avec son fiston...
Et ça, ça m'épate!
Et puis il salue les motards qu'on croise!
Et même les scootards, comme il les appelle...


    Pour l'anecdote, alors qu'il n'était pas né et était bien parti pour s'appeler Paul, sans que sa mère et moi ne soyons vraiment sûr de son futur prénom, je suis en train de regarder une course moto, sa mère à côté lit, et le commentateur parle de Capirossi...
- "Sinon, Loris, j'aime bien aussi..."
- "Oui, c'est pas mal..."

    Et donc, Loris s'appelle Loris, et a la chance d'avoir un modèle réduit arborant son prénom... la classe!
J'en avais acheté deux par précaution, et une a effectivement rapidement fini en miettes...
J'avais gardé précieusement la seconde dans sa boîte jusqu'à l'année dernière...



Le petit mot du petit bonhomme:
  Ces vacances ont été super, on est passé dans de beaux paysages!
J'ai adoré l'expérience du bivouac au bord de la rivière, parce que cette piscine-là était digne d'un empereur!
Rouler en moto c'était bien, même si ça faisait mal aux fesses au bout d'un moment.
La selle de la moto, sans le coussin en gel de VTT, c'est une torture!



Itinéraire complet, environ 1720 kilomètres...